Flotte Auto

Quelle motorisation choisir pour sa flotte auto d’entreprise ?

Pour les gestionnaires de flotte, le choix de la motorisation des véhicules relève d’un véritable casse-tête en raison de la multitude de possibilités qui leur sont offertes. L’arrivée des énergies alternatives sur le marché a mis fin à l’arbitrage entre diesel et essence. Désormais, il existe les véhicules électriques, hybrides ou hybrides rechargeables. La sélection s’effectue en fonction d’une myriade de facteurs tels que les questions environnementales, la fiscalité, l’utilisation ou encore le TCO.

Le choix de la motorisation de la flotte professionnelle, un exercice souvent périlleux

Par le passé, choisir une motorisation pour une flotte professionnelle était simple pour les gestionnaires de parc, car il leur suffisait de se tourner vers le diesel. Actuellement, la donne a totalement changé notamment avec l’arrivée sur le marché des motorisations alternatives. Lorsqu’il doit sélectionner la bonne motorisation, le gestionnaire doit prendre en considération certains facteurs, à commencer par l’usage réel des collaborateurs : type de trajets professionnels, kilomètres parcourus dans l’année, etc. Il doit aussi tenir compte des exigences de l’entreprise en matière de rejets de CO2, de budget ou encore de consommation moyenne de carburant.

Dans tous les cas, le principal indicateur reste le nombre de kilomètres parcourus dans l’année. Le diesel reste le choix le plus courant pour les utilisateurs qui effectuent entre 20 000 à 30 000 km par an. L’environnement dans lequel seront utilisés les véhicules constitue aussi un paramètre fondamental. Pour les trajets urbains, le diesel n’est certainement pas adapté. Si les collaborateurs sont amenés à circuler dans les Zones à Faible Émission, ils ne pourront pas utiliser ces modèles.

Pour rester dans les clous du point de vue du budget, le gestionnaire doit impérativement raisonner en grammes de polluants émis dans l’air et à la consommation de carburant pour calculer le coût de détention (TCO) qui reste le nerf de la guerre pour les nombreuses entreprises qui utilisent des flottes automobiles.

Les voitures thermiques pour les plus gros rouleurs

En ce moment, le diesel reste l’un des choix les plus privilégiés par de nombreuses entreprises qui sont 85% à l’adopter. Même si l’écart commence progressivement à se réduire, ce carburant continue d’être beaucoup plus économique que le sans-plomb. La motorisation diesel séduit pour ses nombreux avantages : excellent agrément de conduite, autonomie très élevée, meilleure robustesse des véhicules, etc. Elle est surtout recommandée pour les gros rouleurs notamment ceux qui parcourent chaque année une distance supérieure à 20 000 km. Les entreprises de livraison ayant recours à des VUL sont nombreuses à privilégier ce mode de mobilité. Le diesel tire son épingle du jeu par la possibilité de récupérer la TVA à 80% sur les véhicules de tourisme et à 100% sur les véhicules utilitaires. Même si à l’achat, un véhicule diesel coûte beaucoup plus cher, le moteur permet de compenser à travers une réduction de 15% de la consommation de carburant et une autonomie plus importante. Il est aussi critiqué pour ses émissions de particules cancérigènes.

D’un autre côté, l’essence reste largement adoptée par les gestionnaires de parc notamment en raison de l’alignement du traitement fiscal avec le diesel. En 2021, le taux de récupération sur les voitures de tourisme et les véhicules utilitaires est de 80%. D’ici 2020, ce pourcentage passe à 100% pour les véhicules utilitaires, mais reste à 80% pour les voitures de tourisme. Un des avantages de la motorisation à essence porte sur l’émission moins élevée de dioxyde de carbone. En obtenant une vignette Crit’Air de classe 1 ou 2, il sera plus aisé pour ces véhicules de rouler dans les Zones à Faible Émission. Du point de vue de l’entretien, ces modèles sont aussi plus économiques à réparer qu’un diesel grâce à des pièces détachées qui sont moins onéreuses et la régularité de l’entretien. Comme l’usage des modèles diesel se veut plus intensif, il est nécessaire de réaliser une maintenance en bonne et due forme de façon plus fréquente. À l’inverse des moteurs diesel, ceux à l’essence sont moins victimes de l’encrassement qui fragilise le filtre à particules, les injecteurs, etc. La motorisation sans plomb sera davantage conseillée pour les collaborateurs qui réalisent des petits déplacements en milieu urbain de moins de 20 000 km par an. Elle est surtout adaptée pour les petites citadines.

Opter pour l’électromobilité : pour quelles raisons ?

L’électrique et l’hybride entraînent une effervescence auprès de plusieurs entreprises actuellement. Et pour cause, ces motorisations alternatives représentent l’avenir de la mobilité. En parallèle, de nombreuses règlementations sont en train de voir le jour pour pousser les professionnels à opter pour l’hybride ou l’électrique. À titre d’exemple, d’ici 2022, les flottes d’entreprises devront respecter des quotas de véhicules électriques. À Paris, en 2024, les voitures diesel vont commencer à être interdites. Une mesure qui va progressivement s’appliquer dans les autres grandes villes. D’ici 2030, la région parisienne envisage aussi l’interdiction d’utiliser des véhicules à essence. Une autre règlementation qui va aussi être valable pour d’autres villes du pays.

Dans ce contexte, il est plus que crucial pour les gestionnaires de flotte d’intégrer des véhicules électriques ou hybrides dans les parcs automobiles. De toute façon, ces motorisations sont source d’avantages. Du point de vue fiscal, une exonération totale sur la Taxe sur les véhicules de société est accordée pour les voitures électriques. En fonction du rejet de CO2, les hybrides profitent aussi d’une exonération partielle ou totale.

Et bien que le coût de ces véhicules innovants soit encore élevé, les gestionnaires peuvent compter sur les nombreuses aides accordées par l’État pour faire baisser la note. Un bonus écologique atteignant 2000 à 4000 euros est octroyé pour les modèles 100% électriques et de 1000 euros maximum pour les hybrides. À cela s’ajoute la prime à la conversion donnant droit à une aide entre 1500 à 9000 euros. Parallèlement, les entreprises peuvent aussi bénéficier du programme Advenir pour l’installation des bornes de recharge électrique sur leur parking.

Sur le plan financier, il faut savoir que l’utilisation d’une voiture électrique s’avère plus économique en raison du coût kilométrique inférieur à la consommation du carburant. On parle d’une dépense pouvant être divisée par 4.

Par contre, l’électrique n’est pas fait pour tous les usages. En raison de son autonomie limitée, elle s’utilise essentiellement pour les petits trajets en ville notamment pour accéder aux Zones à Faible Émission.